édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

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madère martinique

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26 Février 2018

Bertrand Gassier : "ce fut humainement très riche, très fort"

Bertrand Gassier (Pleine Lune) 2e des solitaires méditerranéens en réel et en compensé, sur cette deuxième étape et au général, est arrivé à 19h 31min 21s ce lundi au Marin.

 

« Je souhaite avant tout dire un mot pour Eric (Eric Thomas, partenaire d’entraînement de Bertrand au CEM en vue de cette Transquadra, et camarade de course au sein de cette flotte particulièrement soudée) qui a démâté la première nuit et qui nous a bien manqué sut cette traversée. C’est dommage parce que, vu comment il navigue il aurait donné plus de fil à retordre à Fred Ponsenard que moi !

Et un mot pour le vainqueur, qui est le premier à remporter deux fois la Transquadra, et en solitaire !  C’est très bon marin et côté amical, c’est un seigneur ! Il est très généreux, il est dans le partage, dans l’échange. »

 

La Transquadra ?

« Je voulais le faire depuis… 45 ans (rires) ! J’ai toujours fait de la voile, donc ça faisait partie des choses que j’avais dans un coin de la tête.

C’était top ! Je ne suis pas régatier, mais le faire course c’est sympa parce qu’il y a un niveau d’engagement qui n’est pas anodin. »

 

Le solitaire ?

« On n’est pas vraiment tout seul, on communique, on échange des mails, le solitaire n’est pas un problème de solitude, c’est le problème de se dire que si tu as un souci technique, tu fais une cocotte tu fais quoi : tu montes au mât tout seul ? Moi perso, j’ai 5 enfants, une entreprise, je ne joue pas à ça. Tu fais 2000 milles avec la guirlande autour de l’étai ? Ce n’est pas une solution non plus.

Une fois que tu as passé les Canaries, tu te dis qu’il ne faut pas que ça arrive…

Mo,i j’aime bien naviguer proprement, donc j’ai pris le temps d’anticiper minutieusement chaque manœuvre. »

 

Quelles sont les émotions à l’arrivée ?

« Tu viens chercher une forme de dépassement. C’est une épreuve par sa longueur, son intensité… Il y a la satisfaction de l’avoir fait. Plus prosaïquement, l’Atlantique c’est grand, c’est désert, on tire des bords de 800 milles, les repères n’ont rien à voir avec ceux de la Méditerranée. »

 

La dimension humaine…

« Le duo de Twinl a créé un groupe mail avec tous les concurrents de la flotte méditerranéenne : nous avons échangé entre nous pendant toute la transat : c’était humainement très riche, très fort !

 

La dimension humaine de cette aventure restera. Au sein du groupe de Méditerranée, des liens particuliers se sont créés.

A Barcelone, c’était très sympa, et là les échanges pendant cette 2e étape ont été très forts, parce qu’il ne s’agit pas seulement de personnes réunies autour d’une passion commune, mais par le partage d’une aventure peu ordinaire : traverser l’Atlantique à la voile tout seul, en course, ce n’est pas comme prendre l’ascenseur…

 

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