édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

Lorient 16 Juillet 2017 Barcelone 12 Juillet 2017

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12 Février 2018

En direct de l'Atlantique Jour 2

Bavards nos quadrasailors !

Beaucoup d’anecdotes et d‘émotions encore aujourd’hui… et une photo de Blu !

 

Jean-Pierre Kelbert (Léon)

La transition a été assez brutale hier entre la vie de terrien et une première nuit en mer "rock and roll" !

Après un départ prudent sous spi de brise, quand mon meilleur ennemi Alex balançait direct son spi de tête (c'est clair avec Alex ça passe ou ça casse, mais si ça passe ça peut faire très mal !), et partait régulièrement sous le vent avec 1 nœud de mieux...

Changement de spi, donc pour attaquer car le vent au final reste sous les 25 nds et, de suite, petits soucis de pilote avec la mer archi croisée pourrie qui parasite ses capteurs. Le vent monte et c'est assez tendu à bord, car je ne suis pas en confiance.

Le vent grimpe à 28/30nds : je reste près de la barre.

En milieu de nuit, j'envoie mon empannage nickel, mais peu après le bateau part en gros roulis puis à l'abattée. Tangon dans l'eau, bateau couché, c'est périlleux surtout que le vent est proche des 30 nds dans les bouffes. Miracle le bateau se remet sur sa route et je regonfle le spi du bon coté ! 15 mn plus tard re-départ à l'abattée avec une vague qui vient faire valser le bateau et là c'est le début des "emmerdes"… J'ai cru un moment rattraper le tir, mais non c'est le gros, gros vrac avec le spi fou qui claque et s'enroule dans l'étai : 1 h de lutte pour ramener tout à bord : je suis "cramé", mais heureux car pas de casse.

Depuis, la mer s'est rangée, le pilote travaille mieux et je peux commencer à me détendre !

Dans 2 jours le rythme sera pris, mais déjà 24h après le départ, je constate que je retrouve les automatismes et le plaisir d'être sur l'eau.

A bientôt pour d'autres news de "Léon"

 

Jacques Amédéo et Brice Tailliandier (Sephora Marine Pool)

Départ samedi 15h mer et vent fort au RDV. Suite à une manœuvre un peu improvisée, nous avons déchiré notre spi maxi : il est, à notre avis, non récupérable.

Le petit spi a été envoyé, mais, malheureusement suite à une erreur du barreur, ce dernier c'est entouré autour de l'étai. Après 5 heures d'efforts exténuants nous avons pu enfin le ramener à bord. Nous avons perdu beaucoup de places durant notre bagarre avec ce spi indocile, le moral était au plus bas durant la nuit… mais la magie de la mer fait que nous sommes de nouveau très sereins, a fond dans le match, même si nous accusons un net déficit de vitesse.

A demain !

 

Frédéric Ponsenard (Coco)

Deuxième jour de mer, du bon vent et tout va bien à bord. J'ai une route un peu nord, j'attends que ça adonne pour placer mon empannage. Les grains commencent à pointer le bout de leur nez, alors je temporise : GV à un ris et spi de capelage, ça va moins vite que les fous de l'Atlantique, mais je n'ai pas leur niveau...

Le mal de mer a disparu et un bon plat de pâte et paupiette de veau jus xérès et estragon (merci Albert) ont fini de me remettre sur pied !

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec Eric (Big Z) rien de grave j'espère, ce serait bien qu'il soit avec nous au Marin… On le motivera pour la suivante !

Le soleil apparait enfin, je vais faire bronzette

Bises à tous

Coco et son marin

 

Frank Loubaresse et Mathieu Foulquier (TwinL Banque d'affaires)
La 1ere nuit semble avoir été compliquée pour tous les bateaux. En ce qui nous concerne, dans les 30-35 nœuds, c'est la cloche du tangon qui lâche le bras qui fait partir le bateau au lof et nous coûte un joli cocotier avec le génois belge dans la mêlée et l'obligation d'attendre le jour pour trouver comment démêler tout cela !
Une heure plus tard, le bout de bordure de GV casse : notre GV n’est alors retenue uniquement par le ris 1...

Et la nuit dernière, alors que nous comblions notre retard dans 20-25 nœuds, une survente à 30-35 nous explose le spi medium !

Bref 2 nuits agitées... Le moral reste bon et il nous tarde de voir un peu de soleil car pour l'instant, c'est plutôt bottes et 3 couches que short et tee-shirt... 

 

Paolo Mangione et Jean-Philippe Germain (Blu)

Tout va bien a bord le moral est bon, le bateau avance bien.  On prend le rythme océanique : dodo, routage, réglages, miam miam...  On n’est pas encore dans les vrais alizes, mais il commence a faire chaud 

à bientôt !

 

Ludovic Melnyk (Sous Mama)

A-t-on des nouvelles de Sous-mama pour paraphraser Louis 16 montant à l'échafaud au sujet de L'Astrolabe?

Les régates se suivent et ne se ressemblent pas. Mon Spi médium est HS ouvert en deux (vieux spi, petit budget...), mon Spi maxi est réparé et je navigue à nouveau sous spi depuis ce matin. Avant c'était génois tangonné à l'ancienne d'où mes moyennes un peu faiblardes et je suppose mon classement dans les choux. Enfin bon c'est la course.

J'ai réalisé que le plus important pour moi c'était d'être de l'autre côté avec un bateau en état. Oui le solo ça prête à la réflexion. Pour une place ça va être dur je viens de voir après le passage d'un grain noir et humide (le premier) que l'une des réparations s'était barrée, donc affalage et rebelote. Un vrai plaisir... j'ai aussi pété mon palan de GV, c'est refait et ça tient.

Parti pour régater je suis maintenant en gestion du matériel et j'ai renvoyé le Spi max avec une certaine appréhension. C'est la première fois que cela m'arrive, ne plus penser en performance mais en sécurité. Je ne suis plus à 150M d'une côte et ça change tout.

J'ai compris une chose c'est que le plus important pour moi était d'être au Marin. Voilà la différence entre une régate du RORC et la Transquadra, pour moi c'est un tel investissement tant financier que humain que je ne veux pas tout gâcher et que j'ai levé le pied après mon départ à l'abattée.

Enfin de nouveau en route sous spi et sous le soleil avec des moyennes en hausse il ne sera pas dit que je n'aurai pas tout essayé. Et pour mes amis Sous- mariniers " à ceux de notre race, il n'y en a plus des masses"

Ludo à bord de Sous-Mama avec son Papa...

 

Antoine Maton et Cédric Malysse (Voltéa)

HELLO LA TERRE ICI LA MER

Position : 29.31.65 N / 21.40.609 W

Date 12/02/2018 à 11h30 TU 

Lorsque nous avons largué les amarres à Madère, il faisait 17/18 degrés. Les deux dernières nuits nous ont parues très fraiches alors qu'il faisait 18. Mais sur l'eau, la nuit, si on cumule humidité, vent, fatigue, et bien on a froid...du coup, wool froté pour Kilou et sous couche chaude comme au ski pour Antoine. L'avantage est que nous sommes au portant (vent qui arrive dans notre dos), du coup le bateau ne tape pas la vague et on n'a donc pas d'embruns. Cela change des bords de prés des Hcup de Nieuwpoort ou encore de la Nieuwpoort Channel Race !

La température commence à monter car on fait un cap avec du sud, il fait 21 degrés et l'eau est à 16 et cela continuera à monter dans les jours qui viennent. 

Il a fallu depuis samedi que nous nous mettions dans le rythme, ce qui n'est pas facile, l'environnement est très bruyant, agité, et perturbe le sommeil, surtout quand la brise est au rendez vous et que le bateau est sous spi lancé à pleine vitesse.

Côté technique, les manœuvres sont nombreuses, affalages, empannages, réglages, on fait attention à la gestion de l'énergie... 

Hier soir, nous avons eu un magnifique coucher de soleil coloré, cela n'a été que les seules minutes de soleil de la journée. La nuit quant à elle a bien démarré mais a fini par connaître son lot d'aventures. Quelques grains nous ont surpris avec des rafales au dessus de 30 nds !! Et Voltea qui se couche sur le côté (départ au lof), les voiles qui claquent.... putain ça décoiffe.

On a donc affalé le spi au milieu de la nuit pour temporiser et renvoyer au petit matin...mais re un grain, et re le bateau couché… et le spi lourd s'est déchiré sur une longueur d'environ 2 à 3 mètres. Nous espérons pouvoir faire une réparation/couture de fortune mais ce n'est pas gagné.

On assure pour l'instant la route avec le solent tangonné : la vitesse n'est pas au top, mais cela nous permet de reprendre nos esprits... On est au milieu de l'océan, faut pas déconner quand même, et la route est encore longue.

A part ce souci de spi, pas d'autre problème technique à bord, et tant mieux ! On est heureux d'être en Mer !!! 

On vous embrasse tous ! 

Belle journée à tous...

Antoine et Cédric Voltea Sun Fast 3200    

 

Olivier Burgaud et Louis Lagadec (LS RESA)

Très bonne journée hier avec une nuit ventée et rapide qui nous a permis de recoller au paquet. Nous sommes contents aussi que notre balise de positionnement fonctionne. Elle n'était que "pas chargée" : problème résolu. Nous allons maintenant nous atteler aux soucis de l'iridium qui nous informe de messages, mais pas possible d'avoir météo et positions : pas très grave encore.

La mer est belle, la bouffe est bonne et le gâteau breton de Sophie Kelbert est un vrai délice, nous vous envoyons le bonheur d'être sur l'eau !

Louis Olivier et leur destrier Aileau

 

Benoit Cornet et Marc Willame (Alterface Projecta Mikol)

Après un départ raté comme on en fait peu, nous avons passé la ligne bons derniers, la nuit a été plutôt active avec 30 nœuds de vent et une mer peu rangée. Sous spi lourd, nous avons regagné progressivement quelques places : des surfs à 15 - 16 nœuds ont été enregistrés.

Pas de casse à bord, juste une drisse coincée en tête de mât que nous irons chercher avec le casque quand les conditions seront plus adaptées. Et un sac à spi perdu lors d’un départ au lof à l'envoi du spi léger.

Le temps est plutôt gris Gascogne. Le plus vieux bateau de la course connu sous le nom de mémé carbone tiens le coup vaillamment, même si on peu déplorer quelques entrées d'eau ça et là, mais maître Sika s'en occupe. 

Bonne soirée de Benoît et Marc

 

Gérard Quenot et Jérôme Apolda (Atlantic Loisir)

Bonsoir à tous !

Récupération "partielle" aujourd'hui avec un temps maniable et un bateau bien à plat. Côté matériel, on ne déplore à ce stade que l'usure prématurée des gaines de protection des bras de spi. Du matelotage est donc prévu à court terme... Côté humain, on a fait siestes et dévoré une partie du jambon de Bayonne et de la saucisse sèche de M. Micouleau, des produits frais et des fruits avant d'attaquer sérieusement nos plats appertisés.

Nous naviguons actuellement sous grand spi, avec 20-25 Knt mais encore peu de soleil. Quelques départs de poissons volants devant le bateau : n'ayant pas l'intention de pêcher à la traîne (ce ne serait pas bon pour l'ambiance à bord !), nous recherchons la solution pour qu'ils atterrissent dans la poêle.

Bizz
G&J 

 

Jean-Paul Le Breton et Franck Aussedat  (La souris Mermon)

Nous sommes partis depuis maintenant 30 heures, un peu plus d’un jour.

Très bon départ avec un vent soutenu de NE, nous voila dans le groupe de tête en fin d’après midi après l’empannage vers le sud.

Vers 18h, première grosse alerte, j’étais à la barre, le stick de barre lâche et le départ au lof est inévitable. Problème, le bras lâche aussi ! J’ai dû le toucher par inadvertance et le tangon se casse dans l’étais, malheureusement le spi ne résiste pas non plus, il est inutilisable pour la course....

On a grillé une cartouche, mais on a un deuxième tangon.

On repart et on découvre que la girouette ne donne aucune indication de vent de vitesse, plus de pilote en mode vent, ça c’est très gênant. On va naviguer totalement en aveugle et barrer sûrement beaucoup, dommage on n’est que le premier jour...

La nuit a été ventée et un peu difficile, mais on a gardé le moral et on poursuit notre stratégie de descente le plus vite possible, dans le sud, pour trouver plus de vent, car derrière nous et plus au nord ça va vite s’essouffler.

On a empanné vers 13h dimanche et on espère toujours que cet investissement va payer même si on est un peu sous toilé avec notre code5 : la vitesse par rapport aux concurrents va s’en sentir un peu. On veut préserver notre grand spi, car la route est encore longue.

Ce matin, nous avons en effet perdu un deuxième spi sur une rupture de drisse : le spi est parti en chalut derrière le bateau. La deuxième cartouche est grillée. Il nous reste 2 spis, les plus importants, heureusement. D’où notre prudence et notre vitesse pas top.

Cette journée est toujours très nuageuse, quelques grains et une mer assez difficile. Nous n’avons pas quitté nos cirés depuis le départ. Nous ne dormons pas vraiment, un peu dans le pouf dans la descente, prêt à sortir.

Mais tout va bien, nous savons ce que nous sommes venus ou revenus chercher, même si on a, pour la première fois, un peu la poisse. Le soleil c’est pour bientôt !

Cet après-midi, une petite visite de dauphins et plus personne à l’horizon ce soir.

Voilà les aventures de la journée en espérant que les suivantes seront plus favorables à la souris Mermon, mais nous n’avons aucun doute là dessus ! 

Tout va bien à bord, on savoure le plaisir d être la, une nouvelle fois, avec Franck, toujours aussi positif !

Bises à tous de la part de Franck et moi même  

 

Olivier Hausheer et Nedeljko Mahmutovic (Miramar IV)

Bonjour les Rouges et les Bleus 

Quel beau départ ! Les p’tits Suisses sont impressionnés !

Un départ pour une transatlantique comme s’il s’agissait d’une régate locale de quelques heures : avant le « top », des dizaines de spis établis dans le soleil madérien. C’était du beau spectacle. Chapeau !  Respect !

De notre côté, nous avons joué la prudence, et nous décidions de n’envoyer le spi qu’une fois la bouée de l’aéroport franchie. Nous n’étions pas les seuls à faire ce choix. Comme on dit chez nous : « y a pas le feu au lac », et il faut bien le temps de se mettre en train.

Mais, ensuite, quand le vent montait, c’étaient nos premiers surfs. Magnifique ! Et le vent monte encore : prise de ris, changement du spi médium par le lourd, et encore des surfs (les petits lofs aussi). En voyant nos petits copains garder toute la toile, on avait du mal à prendre la décision de limiter les dégâts : nous renonçons au spi à la tombée de la nuit. Ensuite, ce sont les vacations sur VHF qui nous apprennent les premiers abandons. Dommage. Nous sommes tristes pour nos concurrents malheureux, et nous espérons qu’il n’y a pas de blessés, car il y avait quand-même des conditions assez sérieuses…( ?).

Après 24 heures, nous nous sentons bien, le sommeil a été relativement difficile jusqu’ici du fait de l’état de la mer. Mais nous commençons à nous amariner…

A bientôt.

Olivier et Nedeljko sur MARIMAR IV

 

Jean-Yves Le Gall et Antoine Le Vilain (On line)

Dimanche 11 février

3h du matin

"on marchait bien et vite dans le range des voiles .
Nous étions où nous voulions être et puis le spi explose sans raison...
Irréparable. notre seul spi de brise….
Nous voilà à 7 nds après avoir connu les 14 et 18 nds…. Greu greu
mais la voile est un sport mécanique...
notre stratégie maintenant est de remonter plus ouest vers le bord de
l'anticyclone qui descend et où nous espérons que des petits copains ce
sont plantés….
LA COURSE CONTINUE !"

 

9h44

"Depuis la perte du spi on se fait branler dans une mer mal rangée et
surtout on se traine à 7/8 nds quand les copains s'envolent...
C'est le jeu.. il va nous falloir être sioux pour gérer ce déficit en
voiles.
Il ne nous reste qu'un spi et là c'est le pire...
on pourrait l'envoyer mais on est en limite de range. Des fois ça passe des
fois c'est au-dessus.
On a décidé de continuer sous génois pendant encore deux heures. Au lever
d'Antoine on avisera  ( mais on devrait envoyer )
Dommage après un départ trop modéré on avait bien repris….
"El Soplo" est à 8 milles dans notre W on le voit à l'AIS.Mais je pense qu'il
a aussi un problème... drôle de trajectoire et petite vitesse.
Maintenant on y est, en course. Les courbatures ont regagné leur poste,
le deficit de sommeil s'installe... On va gérer. »

 

12h07

Nous avons en faisant volontairement une route ouest sous foc à la vitesse de
miséreux trouvé un vent plus faible (16/18 nds . on a pu ainsi envoyer
notre grand spi....
le dernier , en effet il nous reste A5 pour l'arrivée et un code 0 qui lui
ne nous servira à rien sur cette étape.
Nos petits copains se sont envolés mais on est en régate, on est heureux,
c'est un sport mécanique mais l'offshore est aussi un sport d'attente, de
gestion des hommes et  du matériel.
il fait gris mais la température est douce,
La vie s'organise petit à petit et nous retrouvons les modes d’emploi.

Jean-Yves et Antoine

 

 

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