édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

Lorient 16 Juillet 2017 Barcelone 12 Juillet 2017

madère martinique

actualité

Retour
12 Février 2018

Début de course magnifique, mais compliqué

La deuxième étape de la Transquadra – Martinique, lancée samedi dernier au large de Madère, a débuté sur les chapeaux de roues ! Tous sous spi, par 20 - 25 nœuds établis, avec rafales, sous une lumière magique au pied des montages madériennes : splendide, mais très technique. Une mer croisée très piégeuse et une brise qui s’est renforcée dans la nuit ont fait beaucoup de dégâts. Deux démâtages, deux retours à Funchal pour avarie et blessure, ainsi que de nombreux spis explosés, des tangons cassés…

Il en faudrait cependant beaucoup plus pour ternir le bonheur qu’ont les quadrasailors à batailler au large, comme l’attestent les messages reçus ces dernières heures.

 

L’entrée en matière de cette deuxième étape de la Transquadra – Martinique fut rude… et malheureusement fatale pour Eric Thomas (Big Z) et le duo Alexis Megret/Laurent Mahy (Comptoir Nautique), victimes de démâtages le soir même. Deux autres concurrents sont rentrés à Funchal pour blessure et avarie, Daniel Tinmazian/Gérard Guilluy (Asta la Vista) et Hervé Bihan Pudec/Patick Paris (Eureka) : ils pourraient repartir. Beaucoup d’équipages ont perdu des spis et subi des casses diverses (des tangons notamment).

 

« Nous avons perdu beaucoup de places durant notre bagarre avec ce spi indocile, le moral était au plus bas durant la première nuit… mais la magie de la mer fait que nous sommes de nouveau très sereins, à fond dans le match, même si nous accusons un net déficit de vitesse », écrivait hier Jacques Amédéo sur Sephora Marine Pool : il résume la situation technique et l’état d’esprit de beaucoup de concurrents.

« La mer s'est rangée, le pilote travaille mieux et je peux commencer à me détendre !

Dans deux jours le rythme sera pris, mais déjà 24h après le départ, je constate que je retrouve les automatismes et le plaisir d'être sur l'eau », confirmait hier Jean-Pierre Kelbert (Léon).

 

 

 

Course toujours

De fait, quelque soit le classement, les avaries et autres bobos, la bagarre fait rage. Ces premières heures de course, lorsqu’elles ne furent pas occupées à récupérer un spi ou à réparer, ont été consacrées à trouver le meilleur des placements par rapport aux projections météo. L’alizé, aujourd’hui établi de façon à peu près stable sur la route des Antilles, devrait en effet faiblir dans les jours à venir, et ce de façon plus sensible à proximité de l’orthodromie que sur une trajectoire sud.

 

Dès la première nuit de course, certains ont choisi de poursuivre leur descente vers le sud même une fois dégagé du dévent de Madère, de façon à aller chercher « l’alizé profond », plus stable et soutenu. D’autres ont coupé plus ou moins au plus court vers l’ouest, vers le but.

Ainsi, dès hier, la flotte des 81 bateaux en course s’étalait sur une centaine de milles (190 km) sur un axe nord/sud.

 

Ozon au sud, Kelbert au centre

En solitaire, Alexandre Ozon (Team 2 choc) a attaqué très sud, et très fort, dès le coup de canon, comme le raconte son adversaire direct Jean-Pierre Kelbert (Léon) : « départ prudent sous spi de brise, pour moi quand mon meilleur ennemi, Alex, balançait direct son spi de tête (c'est clair avec Alex ça passe ou ça casse, mais si ça passe ça peut faire très mal !), et partait régulièrement sous le vent avec 1 nœud de mieux... ».

Le Rochelais a, de fait, tout de suite pris les commandes de la course avec aujourd’hui un décalage sud de 130 milles par rapport à la route directe et de 70 milles sur son dauphin Jean-Pierre Kelbert qu’il devance d’une dizaine de milles en distance au but. Stéphane Bodin (Enertek Wasabi) auteur d’un beau départ sous spi, pointe sur une route médiane en troisième position.

 


 

Duos groupés

Beaucoup moins d’écart latéral entre les leaders chez les doubles : ils ont tous choisi une route médiane, entre 40 et 70 milles dans le sud de l’orthodromie. Olivier Monin et Aymeric Belloir sur le Figaro Bénéteau Yuzu ont pris les commandes après 24 heures de course. Ils sont talonnés par le duo Valraud/Peponnet (Bouznik). Philippe Girardin et Gwénaël Thomas (Jakata), un peu décalés dans le sud, sont troisièmes.

 

VMG

La flotte évolue entre 6 et 10 nœuds dans une brise d’une 20aine de nœuds de nord-est qui leur permet de faire route presque directe vers le but.

 

_______________________________________

Eric Thomas (Big Z) victime d’un démâtage samedi soir est arrivé à Funchal la nuit dernière : « Je suis allé au bout de mes forces mentales et physiques. Je suis heureux d’être à quai… Demain, il fera jour. »

Alexis Megret et Laurent Mahy (Comptoir Nautique) avaient pu rallier Funchal assez rapidement après leur démâtage.


 

commentaires
le reste de l’actualité