édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

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14 Juillet 2017

La Transquadra – Martinique côté terre

Elles (il s’agit en effet quasi exclusivement de femmes) vont rester à terre. Dimanche, le ponton de la Transquadra – Martinique sera vide : l’aboutissement de deux années de préparation,« parfois obsessionnelle », mais partagée à 100% en couple, en famille. La Transquadra vue, et vécue, par les proches.

 

À terre aussi, il y a les habituées, et il y a les « bizuths ». Dimanche, au moment de récupérer les amarres, les émotions ne seront pas tout à fait les mêmes pour tout le monde, pour celles qui restent à quai.

« Je vais le vivre très bien, car j’ai l’habitude de naviguer avec lui, j’ai confiance en lui. Il sait très bien qu’il ne faut pas prendre de risque, qui plus est en solitaire.

Et puis, il ne part que 5 jours, il part souvent plus longtemps… », explique très simplement la compagne de Jean-Luc Encinas bizuth solitaire sur son Sun Fast 3200 Darling.

« Il a toujours voulu faire ça. La Transquadra faisait partie du contrat de mariage ! Il y a au moins 20 ans qu’il en rêve, il a attendu d’avoir l’âge. C’est un peu son Everest.

C’est forcément un projet familial, parce qu’on ne parle quasiment que de ça… on sent la pression qui monte, ils sont heureux. Dimanche, il y aura forcément un peu d’émotion… », détaillent les compagnes de Régis Vian et Guillaume Renon (A31 Laudato Si)

« Je suis contente pour eux que le départ arrive enfin… », résume la femme d’Éric Poyet (JPK 10.10 Faribole) en double avec Jean-Luc Girard. 

 

C’est passé comme une lettre à la poste ! 

Même si la plupart du temps elles ont été mises devant le fait accompli, « Il a pris sa décision tout seul, c’est son rêve », « Nous avons été impliquées tout de suite dans la préparation, mais la décision était déjà prise ! », ces femmes de quadrasailors ont accueilli cette aventure un peu particulière avec curiosité, bienveillance et… engagement.

« Ça ne peut pas marcher si la famille n’est pas impliquée. Il faut accepter qu’il y ait des week-ends ‘’sans’’. Il y en a eu pas mal… mais au final, c’est passé comme une lettre à la poste ! »

 

Et puis, il y a les habituées : « Il partait tous les week-ends pour préparer le bateau, mais je suis habituée parce qu’avant il faisait du golf, il partait aussi tous les week-ends pour ses grosses compétitions… »

 

On forme une équipe !

Certaines épouses sont devenues des reines de la logistique ! « On connaît la route pour aller chez le shipchandler par cœur ! On en a fait des courses… J’ai très bien vécu ces préparatifs, c’était très amusant : on a fait tous les convoyages, tous les entrainements (mais à terre). Tous les week-ends depuis décembre, on les accompagne, on fait toute la logistique. On forme une équipe ! Cet après-midi il faut que l’on nettoie le cockpit, il faut que ça brille ! », s’amusent les femmes de Gérard Quenot et Jérôme Apolda (JPK 10.10 Atlantic Loisirs).

 

Dimanche, et après ?

Ces sourires, cet enthousiasme, il est aussi nourri par la perspective de partager les escales. Madère la belle sauvage et la chaleureuse Martinique : des douceurs pour faire glisser les quelques lourdeurs des deux années écoulées. « On va aller à Madère les accueillir ! Et on ira aux Antilles : on fait toute la course ! » « Nous partons à Madère avec les enfants : on sera contents quand on les verra arriver. »

 

À terre aussi, la Transquadra – Martinique fait des heureux : « Je suis ravie qu’il réalise quelque chose qui lui plaise. De les voir aussi heureux de réaliser ce projet, c’est très agréable. »

« Faire la Transquadra en couple ? Oui, ça me plairait, quand les enfants seront plus grands… Ce serait un beau projet ! »

 

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Pendant ce temps, sur la Grande Bleue…

En Méditerranée, la flotte de la Transquadra – Martinique bénéficie de belles conditions : un flux de secteur est de 10 à 12 nœuds. Un trio mène toujours la flotte : Blandine et Jean Médecin-Rodelato (Sun Fast 3200 Williwaw), Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier (Sun Fast 3600 Twinl) et Eric Gilbert et Walden Bonpaix (Sun Fast 3200 Flash). Ils sont désormais proches de l’orthodromie, alors que Roland Montagny et Georges Martinez (Sun Fast 3200 Géroul) font du rase caillou, talonnés par le duo corse Arnaud Vuillemin et Grégoire Bézie (JPK 10.10 Jubilations Corse), sans doute à la recherche d’effets de site.

En solitaire, Frédéric Ponsenard (A35 Coco) mène toujours la danse. Sa balise, après avoir remarché le temps d’un positionnement, s’est à nouveau figée… Il a également opté pour une route près des côtes, tandis que ses deux camarades solitaires restent sur une route plus directe.

Le flux d’est qui les accompagne devrait rester stable avant de se renforcer au niveau de Gibraltar.

 

Message du jour de Matthieu & Frank  TWINL Banque d'Affaires Cagnard 273

« Après un déjeuner light (tomate, jambon et fromages ibériques) nous sommes toujours au contact de notre petit groupe passé à l'Est.

Tout va bien à bord, il fait très chaud, nous sommes en ce moment sous spi comme toute la nuit dernière, le tout sous une lune, comme en plein jour

La météo nous annonce un coup de vent Dimanche pour notre passage du détroit de Gibraltar... 

À demain pour de nouvelles aventures ! »
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