COUP DE FREIN SUR L'ATLANTIQUE05 Fév. 12


Le record ne sera pas battu !

Le record ne sera pas battu ! De la droite à la gauche ( pardon, du Nord au Sud … ) les vitesses sont inférieures à 6 nœuds, ce qui, sur ces bateaux,  donne aux navigateurs l’impression de se traîner …

Ou sont les surfs sauvages, avec changement de barreur toutes les deux heures voire toutes les heures ? La flotte avance avec son train de sénateur, on règle les voiles, on barre pour tenter d’amorcer quelques accélérations dans les descentes, c’est le temps idéal pour la croisière, mais c’est dur pour les nerfs des coureurs … Ce beau temps cache de redoutables grains, notamment la nuit ou on nous rapporte un très grand nombre de subits  renforcements du vent, avec rotation de plus de 90° parfois, et des pluies diluviennes, ce qui envoie les bateaux au lof, à l’abattée, pour de jolis « distribils… »

De nombreux spis finissent en lambeaux, comme ceux des frères Croyère par exemple …  Ces grains s’achèvent en général par de longues zones de calme … bonjour les nerfs ! …

On voit sur les routes de la flotte, que quand ca ralentit, ca descend au sud … Les centristes s’en sortent moins bien que les nordistes et les sudistes.

 

LE NORD

En effet, on note au nord les performances remarquables de deux bateaux plutôt anciens, menés en solitaire : le JOD 35 d’Alexandre Perraud et l’ILC 30 de Morgan Pinson les plus au nord et devant les modernes doubles nordistes. Dans le secteur on trouve aussi le discret audiardesque Lulu la Nantaise, Dehler 33 de Hervé Bonnaudet, qui bien placé et avec un rating très bas, fera sans doute parler de lui … Comme quoi il faut parfois se résoudre à quitter Montauban !

On trouve dans cette droite de la flotte,  juste derrière ces talentueux solitaires, les SF 3200 méditerranéens Scheggia, Williwaw, Mima etc … 

Pas de planning,  on en reste donc aux vitesses de carène, les « luges » restent dans le rang …

 

LE SUD

L’extrême gauche va bien, ( pardon les sudistes … ) Les frères Cruse sur A 35 n’ont pas changé d’opinion, et sont des sudistes volontaires et bien placés avec un joli décalage, plus au sud que Festa de Jean Francois Hamon en solo, et Night and Day, le JPK 960 vainqueur de la dernière édition.

 

LE CENTRE

Reste le centre, ou la flotte est compacte, globalement légèrement en retrait, mais un bateau a réussi  à s’extraire du lot et mène la danse devant toute la flotte, avec près de 30 milles d’avance sur le second … le A 35 Tinkanalytic, de Hervé Chanu et Christophe Peclard.  Leurs poursuivants immédiats  se sont aussi dégagés du paquet, avec  Nautistock ( JPK 1010 ) et  Victoria ( SF 3200 ).

 

TEMPS COMPENSES ?

Il est très difficile de faire des temps compensés  en cours de route, mais un Grand Architecte, un peu matheux, et ami de la Transquadra s’y essaie. Sous les plus grandes réserves, car les routes directes rapprochent forcément plus que les routes d’options au sud par exemple, on avait hier les podiums virtuels suivants :

SOLO : 1 – Lulu la Nantaise.  2 – Macaya.  3 – Expresso.

DOUBLE : 1 – Victoria. 2 – Scheggia.  3 - Nautistock.

Jeu dangereux …

 

LA SUITE METEO ???

La relative panne de vent de ces dernières heures  est bien visible sur les fichiers Grib et est venue d’on ne sait où … on voit même le côté pluvieux de cet épisode … Les fichiers donnent un vent à venir assez régulier d’est – nord est, 10 à 20 nœuds, et à ce jour rien de perturbant d’içi dimanche. On note un gradient de vent nord-sud un peu plus fort au sud qu’au nord, mais le risque de panne d’alizé au nord ne semble plus d’actualité.

Les arrivées se profilent pour le week end, avec une flotte compacte qui devrait ne pas mettre beaucoup plus de 48 heures à franchir la ligne, ce qui réjouit l’Organisation.

 

Les vagues de  « Rouges » commencent à arriver en Martinique, ceux déjà sur place font état d’une belle mobilisation locale pour l’arrivée de la Transquadra.

 

Enfin, juste un mot aux familles impatientes, et même aux concurrents, qui relèvent les irrégularités dans les envois de positions : cette course reste une aventure, ce n’est pas un Paris Lyon par autoroute.

Il peut se produire des bugs dans la complexe chaîne de recueil et de transmissions des données. Geovoile n’est pas en cause, il y a parfois des absences du côté de Skyfile ou Geolink, on a aussi souvent des problèmes du côté des récepteurs des bateaux, du genre boite aux lettres « over quota » …

« De mon temps, en 1993 … »  … et je  n’en dirai pas plus ! …

 

A fort bientôt.

 

Mico Bolo

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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